Le déni de grossesse touche 1 à 3 cas pour 1000 naissances en France, soit 800 à 2400 femmes par an. Mais qu'est ce qu'est réellement le déni de grossesse ? Quelles en sont les causes ? Et peut-on vraiment parler de "déni" ? Toutes les réponses sont ici.

Qu'est-ce que le déni de grossesse ?

Un déni de grossesse est le fait qu’une femme n’ait pas conscience qu’elle est enceinte. En effet, son corps n'a aucun des signes pouvant déduire qu'elle attend un enfant : pas de ventre, pas de prise de poids, présence de règles, pas de sensations des coups du bébé, etc. Les seuls mouvements fœtaux sont confondus avec des troubles digestifs.

La femme ne se doutant pas qu'elle est enceinte, son entourage non plus, on parle donc de "contagion du déni de grossesse" dans son entourage. Dans 50% des cas, le conjoint ne sait rien.

Cependant, le terme « déni » devrait être à revoir car il sous entend que la femme « sait » mais « refuse » d’être enceinte. Alors que dans le cas du déni de grossesse, il est maintenant prouvé que les femmes ne savent absolument pas qu’elles sont enceintes.

Il existe deux types de dénis de grossesse :

  • Le déni de grossesse partiel : la grossesse est découverte après le premier trimestre de grossesse lors d'une échographie pour douleurs abdominales. Lors de la prise de conscience, le corps de la femme change très rapidement pour enfin faire apparaître les signes physiques de grossesse.
  • le déni de grossesse total : la grossesse est découverte seulement quand la femme est sur le point d'accoucher (à son domicile ou à un autre endroit inattendu, ou bien aux urgences lors d'une consultations pour forts maux de ventres).

Les causes possibles du déni de grossesse

Un déni de grossesse peut être expliqué par plusieurs éléments, tous relevant d’un trouble de la gestation psychique :

  • Une stérilité présumée (la femme se pense stérile)
  • Des grossesses rapprochées (la femme vient d'accoucher juste avant)
  • Le contexte familial (ex: les adolescentes)
  • Un enfant non désiré (l’enfant d’une liaison extra conjugale, rupture amoureuse, solitude ou précarité)
  • Une grossesse résultant d’une agression sexuelle

Les conséquences d'un déni de grossesse

La révélation de la grossesse est souvent une étape psychique difficile pour la future mère ou mère qui doit s'adapter très rapidement à sa nouvelle situation. Elle peut se préserver dans le déni, refuser la grossesse, demander son interruption (parfois impossible) ou l'abandon de l'enfant ou au contraire l'accepter et développer un processus de maternalité.

Un accompagnement psychologique de la maman est essentiel pour une compréhension psychopathologique du déni de grossesse. Une prise en charge mère/enfant peut être nécessaire pour aider la mère à tisser un lien affectif avec son bébé, car en l’absence du temps de maturation psychologique de la grossesse, ce lien peut être difficile à mettre en place. En réaction au sentiment de culpabilisation de n’avoir rien vu de leur grossesse ou d’avoir eu des comportements à risque durant celle-ci, certaines mères peuvent au contraire être dans l’excès avec leur enfant pour compenser. Là aussi, un accompagnement mère/enfant contribuera à rétablir un lien sain.

Si un doute vous parvient, n'hésitez pas à consulter un spécialiste !


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